ThéoucaféSylvie ne sait plus quoi penser en ouvrant ce matin son journal gratuit qu’elle feuillette machinalement tous les matins durant son trajet. Celui-ci titre : « Boire plus de deux tasses de café par jour diviserait de moitié le risque de cancer colorectal ». Pourtant, pas plus tard qu’hier, son beau-frère cardiologue lui clamait, arguments à l’appui, les méfaits de la caféine. Elle se dit qu’il y a de quoi en perdre son latin. Pas un jour sans voir fleurir une étude vantant les mérites de la consommation de telle ou telle substance pour son action anti-cancer en omettant, le plus souvent, son action potentiellement nocive. Le café est un exemple parmi tant d’autres. Le thé connaît aussi ses détracteurs comme ses militants. Sylvie se demande donc si elle doit continuer à boire son café post-déjeuner ou adopter la tolérance zéro. Tout est affaire de mesure et de contexte serait-on tenté de lui répondre mais, surtout de lui conseiller de se méfier des gros titres employant « l’imparfait ». Car comme le nuance en fin d’article, le chercheur en charge de l’étude : « nous devons encore procéder à d’autres recherches avant de conseiller le café de manière préventive ». Une manière comme une autre de dire qu’on est encore sûr de rien. Sylvie pourra donc en débattre à loisir avec ses collègues devant la machine avec pour seule question en tête : « Thé ou café ? »

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