C’est une avancée majeur qui s’est jouée cette nuit pour le droit des anciens malades du cancer à retrouver une vie normale. Les Sénateurs ont voté cette nuit l’instauration d’un « droit à l’oubli » pour tous les anciens malades du cancer. En effet, jusqu’ici le principe de « double-peine » était en application pour ceux et celles qui, des années après avoir vaincu la maladie, devaient encore mentionnés cet antécédent auprès de leurs créditeurs ou assureurs et en subir les conséquences (notamment financières). Une manière de doublement pénaliser des personnes pourtant déjà lourdement impactés par le cancer même après leur rémission.

Droit à l'oubli cancer

Désormais, les personnes ayant été atteintes par un cancer n’auront plus à mentionner leur ancienne maladie pour obtenir un prêt ou négocier leurs conditions d’assurance. Le délai maximum pour accorder le droit à l’oubli pour les pathologies cancéreuses est désormais fixé à 10 ans (5 ans pour les mineurs). Un amendement a été également ajouté prévoyant que les contrats de garantie emprunteur ne pourront cumuler surprimes et exclusions de garanties et ceci afin de protéger les emprunteurs.

Cette mesure s’inscrit dans le troisième plan cancer lancé par le gouvernement en 2014.