EDITO : Contre les « reste à charge », il faut innover (aussi) !

Au-delà du financement des jeunes chercheurs de France, les Entreprises contre le Cancer agissent contre les conséquences économiques et humaines du cancer. Parmi les nombreux combats à mener, le « reste à charge » des malades du cancer fait l’objet d’une action spécifique que notre association conduit actuellement aux côtés de parlementaires engagés contre le cancer.

Une étude conduite en 2016 par 60 millions de consommateurs montre que malgré le dispositif des affections de longue durée (ALD) dont les frais de prise en charge sont couverts à 100 % par l’Assurance maladie, le reste à charge des personnes relevant de ce régime était estimé en 2014 à 750 euros par an et par personne.

750 euros par an et par personne

Subjective, la perception du reste à charge est dépendante des ressources et du niveau de vie des personnes malades. Les personnes subissant des baisses de revenus déclarent davantage de frais restés à leur charge : médicaments peu ou pas remboursés, consultations avec des professionnels (psychologues, diététiciens, etc.), transports pour les examens de suivi, dépassements d’honoraires (reconstructions mammaires, problèmes dentaires, etc.)… la liste est longue.

De plus, les frais occasionnés par la maladie cancéreuse ne s’arrêtent pas avec la fin des traitements. En effet, 1 personne sur 2 déclare avoir un reste à charge entre 2 et 5 ans après la fin des traitements. Elles sont encore presque 2 sur 10 à en déclarer plus de 25 ans après les traitements.

Question écrite portée par plusieurs députés

Devant ce constat, notre association est allée à la rencontre de parlementaires – issus de tous bords politiques –, pour tenter de comprendre comment réparer cette anomalie sur le plan de la justice sociale, de la santé et du pouvoir d’achat. Une question écrite a ainsi été portée par plusieurs députés emmenés par Mesdames Corinne Vignon et Fadila Khattabi pour interpeller Madame Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, sur les enjeux liés au reste à charge des malades du cancer. Je tiens chaleureusement à les remercier d’avoir choisi de mener ce combat avec nous.

Cette démarche n’est que la première étape d’un travail collaboratif de conviction et de mobilisation qui nous conduira d’ici la fin de l’année – j’en suis convaincu – vers la conquête de nouveaux droits pour tous nos compatriotes touchés par le reste à charge.

Une preuve (aussi) que l’innovation contre le cancer peut prendre bien des chemins !

Jean-Jacques DOUCET
Président
jj.doucet@lesentreprisescontrelecancer.fr
Twitter : @jjdoucet

Tribune : « Quelle est la place du microbiote dans le cancer ? »

Tribune de Françoise Le Vacon, Biofortis Mérieux NutriSciences

Pour assurer le bon fonctionnement de notre organisme, et donc de notre santé, nous avons un allié : le microbiote. Il est constitué de milliards de micro-organismes qui se nichent à l’intérieur de et sur notre corps, majoritairement des bactéries mais aussi des virus, champignons, levures et archées. Ces micro-organismes vivent en communauté et dialoguent avec nos cellules. Le microbiote participe à de nombreuses fonctions biologiques essentielles et nous avons développé un véritable mutualisme avec lui. Un déséquilibre du microbiote peut contribuer à de nombreuses situations pathologiques.

Grace aux performances du séquençage à haut débit, il a été démontré qu’un déséquilibre de cet écosystème, peut être associé à l’obésité, aux allergies, à des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, cardiovasculaires mais aussi à des maladies neurologiques comme l’autisme.

Microbiote et cancer : que sait-on aujourd’hui ?

Concernant le cancer, des microbes sont impliqués dans environ 20 % des cas soit en changeant leur incidence et leur sévérité, soit en influençant l’efficacité et/ou la toxicité des traitements anti-cancéreux.

Plusieurs hypothèses ont été décrites quant au rôle possible du microbiote dans le développement du cancer : soit directement par des microbes oncogéniques, soit par des produits métaboliques issus de bactéries ou en lien avec l’inflammation produite par des microbes.

Aujourd’hui, 11 microbes ont été officiellement nommés par l’Agence Internationale de Recherche sur le Cancer (IARC) comme « oncomicrobes » ou microbes oncogéniques (7 virus dont hepatitis B et C, 3 trématodes dont Schistosoma haemotobium et 1 bactérie Helicobacter pylori).

Nous savons que certains patients atteints de cancer ne répondent pas aux traitements malgré toutes les découvertes sur les mutations tumorales et les signatures des cellules immunitaires.

Des preuves croissantes montrent qu’il existe des corrélations entre la présence de certaines bactéries intestinales et l’efficacité de certains agents de chimiothérapie ou d’immunothérapie. Une relation de causalité reste à démontrer, ainsi que les mécanismes d’action impliqués.

D’autre part, nous savons que le microbiote intestinal peut affecter la pharmacocinétique du médicament par divers mécanismes (modulation de l’absorption ou du métabolisme) en prolongeant ou diminuant son effet thérapeutique ou en augmentant ou diminuant sa toxicité.

La recherche sur le microbiote : une piste d’avenir pour les traitements anticancéreux

Ces découvertes récentes ouvrent la voie au développement de nouvelles solutions thérapeutiques adjuvantes à partir du microbiome ou de produits dérivés.

À l’avenir, de gros efforts de recherche clinique sur des cohortes de patients sont nécessaires pour identifier/valider des biomarqueurs/profils microbiomiques pour être capable de mieux prédire et de suivre la réponse du patient au traitement.

La majorité des travaux ont été jusqu’à présent principalement conduits dans des modèles précliniques et dans les cancers digestifs.

Dans le cadre du projet de recherche IMODI (dont l’objectif global est d’accélérer l’innovation thérapeutique traitements anticancéreux) le laboratoire Biofortis, grâce à sa plate-forme Microbiome, étudie l’évolution du microbiome de patients atteints de cancers du foie, mais aussi du sein, de l’ovaire et la prostate.

Cette plate-forme intégrée d’analyse du microbiome en pré/clinique est au service de l’industrie alimentaire et du médicament.

Si vous aussi vous travaillez sur ces thématiques, ou si vous souhaitez en savoir plus sur nos travaux et nos services, n’hésitez pas à nous contacter :

Email : francoise.le.vacon@mxns.com
www.merieuxnutrisciences.com
linkedin.com/company/biofortis-mérieux-nutrisciences

Retour sur le congrès mondial de la recherche en cancérologie 2019 à Chicago

Trente-cinq mille cancérologues se sont réunis à Chicago du 31 mai au 4 juin 2019 pour débattre des dernières avancées scientifiques. Compte-rendu Rachida Naït Kadoujt, fondatrice de NAKR & CO et experte partenaire des Entreprises contre le Cancer.

Chicago début juin, le mot d’ordre de la 55ème édition de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) était clair : caring for every patient, learning from every patient (prendre soin de chaque patient, apprendre de chaque patient). Cette année, la cancérologie française s’est imposée comme le leader européen de cet incontournable congrès planétaire avec plus de 400 communications scientifiques.

Cette spécialité médicale vit une nouvelle ère de recherche et de découvertes scientifiques qui laisse espérer des avancées déterminantes pour les patients pour les prochaines années. Les progrès technologiques en imagerie, numérique, modélisation ou physique ouvrent un champ des possibles plus que prometteur. Cependant, le cancer reste toujours la première cause de mortalité par maladie en France : c’est un des grands enjeux de santé publique du XXIe siècle.

S’il est évidemment impossible de résumer l’ensemble des avancées thérapeutiques dévoilées à l’ASCO, certaines découvertes confirment l’efficacité de ce que l’on appelle la « médecine personnalisée » s’appuyant sur la génétique. Cette solution thérapeutique traite chaque cancer en fonction de son profil moléculaire, et non plus uniquement en fonction de sa localisation et de son analyse histologique. La stratégie a été rendue possible grâce à l’arrivée des premières thérapies ciblées, capables de détruire spécifiquement des cellules tumorales présentant un défaut moléculaire particulier : c’est-à-dire une anomalie au niveau de leurs gènes (les oncogènes) qui donnent une spécificité supérieure aux cellules normales.

Dernière cible en date : le cancer du pancréas. L’étude POLO présentée à l’ASCO valide pour la première fois un traitement génétique de la tumeur chez des patients porteurs d’une mutation des gènes BRCA 1 et BRCA 2. Ces mutations étaient jusqu’ici associées à un sur-risque de cancer du sein ou de l’ovaire. On sait désormais qu’un médicament spécifique d’entretien (oloparib) donné en association après une chimiothérapie classique retarde significativement la progression des métastases du cancer du pancréas uniquement chez les patients porteurs d’une mutation BRCA 1 ou BRCA 2.

L’autre bonne nouvelle de l’ASCO concerne les cancers avancés du sein chez les jeunes femmes. Le ribociciclib, médicament des laboratoires Novartis, prolonge la survie des femmes dont la maladie a débuté avant ou pendant la ménopause. Les résultats de l’étude MONALEESA-7 « prouvant une réduction du risque de décès de 29% et un taux de survie de 70 % après trois ans et demi » seront bientôt publiés dans le New England of Medecine.

L’immunothérapie fut également mise à l’honneur avec les célèbres CAR T-Cells (pour cellules T porteuses d’un récepteur chimérique). « Ce médicament vivant sur mesure » est produit en modifiant génétiquement les lymphocytes T du patient pour les éduquer à reconnaître les cellules cancéreuses. Utilisé dans les cancers du sang (lymphome B diffus à grande cellule), la probabilité de rechute est seulement de 10 % mais encore de 50 % pour les leucémies aigües Lymphoblastiques.

Enfin, utiliser des nanoparticules pour optimiser l’efficacité et la précision des radiothérapies suscite aussi de belles espérances. En effet, les nanoparticules de quelques centaines de nanomètres à quelques nanomètres ont tendance à s’accumuler davantage au niveau des cellules tumorales. Injectées la veille de la radiothérapie, elles focalisent au cœur de la tumeur les rayons envoyés le jour du traitement. Cette piste thérapeutique des nanomatériaux pourrait fournir de nombreux résultats prometteurs lors du prochain congrès en 2020.

Revivre le Congrès annuel ASCO 2019

Rachida Naït Kaoudjt
Fondatrice et Présidente de NAKR & CO
Experte partenaire des Entreprises contre le Cancer
Email : rnk@nakr.fr
Twitter : @NAKRandCO
LinkedIn : @rachidanaitkaoudjt

Intervention au colloque sur les aidants à la région Île-de-France

Jean-Jacques Doucet, président des Entreprises contre le Cancer Paris IDF, intervenait lors du colloque sur les aidants tenu le 17 mai 2019 dans l’hémicycle du Conseil régional d’Île-de-France

Du fait de l’allongement de la durée de vie des Français, du recul progressif de l’âge de la retraite et de l’augmentation des maladies chroniques (près de 15 millions de personnes sont touchées), le nombre des aidants familiaux ne va cesser de croitre. C’est pour échanger sur cet enjeu crucial que la Région Île-de-France, Aidant Attitude et Cancer contribution ont organisé le 17 mai 2019 un colloque au cours duquel les Entreprises contre le Cancer ont pris la parole pour débattre des conséquences de ce grand mouvement sociétal sur les entreprises.

Les aidants sont actuellement 11 millions. Ils seront 17 millions dans les années à venir (source : baromètre santé ODOXA juillet 2017). La Loi relative à l’Adaptation de la Société au Vieillissement (ASV), entrée en vigueur en janvier 2016, reconnait le statut de proche aidant et met en exergue le besoin d’une mobilisation de tous les acteurs, qu’il s’agisse du secteur associatif, des collectivités territoriales ou des entreprises pour porter un nouveau regard sur l’avancé en âge et apporter de nouvelles réponses aux enjeux du vieillissement de la population.

Il faut savoir que près de 50 % des aidants familiaux sont salariés en entreprise. Aujourd’hui ils représentent 1 salarié sur 6 et ils seront 1 sur 4 d’ici 10 ans. Ils cristallisent les enjeux de conciliation entre vie privée et vie professionnelle. Leur prise en charge par l’employeur tient à la fois de la responsabilité sociétale et de la rentabilité économique. L’entreprise est doublement impactée par les contraintes des salariés aidants, à la fois en termes d’absentéisme et présentéisme (fait d’être physiquement présent au travail sans avoir la productivité attendue car préoccupé par des soucis extérieurs). Ces mêmes contraintes peuvent influer l’entreprise dans son organisation, voir même dans sa stratégie.

Ce colloque avait pour objectif de permettre aux entreprises franciliennes de :
• prendre conscience de ce défi sociétal ;
• les informer des évolutions législatives pouvant les concerner en leur sein ;
• les aider à identifier des solutions efficaces et pragmatiques ;
• favoriser l’émergence et le partage des bonnes pratiques.

Des messages d’autant plus importants que participaient à ce colloque de nombreux chefs d’entreprise, DRH, responsables RSE, Mission Handicap, qualité de vie au travail, santé au travail, responsables développement durable, comités d’entreprise, représentants du personnel de la région, etc.

Invité à prendre la parole lors d’une table ronde intitulée « Focus sur le cancer avec 2,5 millions d’aidants concernés : besoins et attentes », Jean-Jacques Doucet, président des Entreprises contre le Cancer Paris Île-de-France a rappelé que « la lutte contre le cancer passe aussi par la prise en charge d’un certain nombre de prestations non prises en charge par la sécu (par exemple : cours à domicile lorsque la scolarisation n’est plus possible, etc.) », en insistant bien sur le rôle que pouvaient jouer les entreprises pour accompagner leurs salariés lorsqu’eux-mêmes ou leurs proches sont victimes d’un cancer.

Succès pour le premier colloque sur les aidants organisé par Aidant Attitude, Cancer Contribution et la région Île-de-France.

Jean-Jacques Doucet n’a pas non plus manqué l’occasion de saluer les aidants familiaux qui sont aussi salariés en entreprise. Ils jouent un rôle fondamental pour aider leurs proches lorsqu’ils font face à un cancer et doivent être davantage soutenus par la société.

Participaient également à cette table ronde Bernard Delcour, Vice-Président de l’Association Française des Malades du Myélome Multiple (AF3 M), Stéphanie Lefevre, Directrice des affaires générales du comité de Paris de La Ligue contre le cancer, Hélène Bonnet, Co-fondatrice et responsable du programme « Cancer & travail : agir ensemble », SANOFI France, et Françoise Sellin, Présidente de GPS Cancer (plateforme), partenaire des Entreprises contre le Cancer.

Expertises croisées sur la situation des aidants, avec un focus sur le cancer et ses conséquences sur les salariés et leurs entreprises.

En savoir plus sur le colloque

Organisateurs :

Conseil régional d’Île-de-France
Aidant Attitude
Cancer Contribution



EDITO : + 41 % de candidats : succès pour l’appel à projets 2019 !

Depuis 1964, les Entreprises contre le cancer soutiennent l’innovation en cancérologie portée par les jeunes chercheurs Made in France, avec plus de 35 millions d’euros de subventions déjà accordés. En 2019, l’appel à candidatures clôturé le 15 mai dernier a rencontré un succès inédit et promet un cru exceptionnel !

C’est cet automne que sera dévoilé le nouveau palmarès des projets de recherche subventionnés par les Entreprises contre le Cancer. Fait notable : la hausse de 41 % du nombre de dossiers de candidature fait déjà de 2019 une année record ! Cette hausse, remarquable, s’explique par plusieurs raisons.

C’est d’abord le signe d’une notoriété grandissante des Entreprises contre le Cancer au sein du monde de la recherche mais aussi plus largement de l’ensemble des acteurs de la lutte contre le cancer (instituts et médias spécialisés, associations, personnalités, etc.) que nous côtoyons sur le terrain depuis plus de 50 ans.

Cette hausse quantitative se cumule à une plus grande diversité de secteurs de recherche représentés parmi les candidats, signe de l’ancrage de proximité des Entreprises contre le Cancer vis-à-vis des jeunes chercheurs, dont nous connaissons bien le travail, les besoins et les problématiques. Nos financements sont toujours pensés pour les aider au mieux, en étroite collaboration avec le Conseil scientifique des Entreprises contre le Cancer.

Ce résultat récompense en effet l’action spécifique de notre association à destination des acteurs de la recherche, avec des financements différenciants destinés avant tout aux jeunes équipes, aux jeunes chercheurs et à des projets innovants. Le soutien des Entreprises contre le Cancer profite en outre directement et indirectement à l’ensemble de l’écosystème. Ainsi, de nombreux doctorants ont pu réaliser leurs premières publications sur la base d’un projet soutenu par notre association, avec un impact sur leur carrière souvent considérable. Encore aujourd’hui, des étudiants peuvent se développer au sein d’équipes de recherche grâce au soutien de nos subventions.

Les lauréats bénéficient aussi d’un véritable accélérateur pour leurs projets de recherche et voient leurs travaux gagner en visibilité. Ils accèdent plus facilement et rapidement à d’autres financements nationaux plus importants. Le passage de la recherche fondamentale à la recherche appliquée (c’est-à-dire qui donne notamment lieu à des thérapeutiques auprès des patients) s’effectue aussi plus rapidement.

Ce succès est également à mettre au crédit des partenaires des Entreprises contre le Cancer qui ont participé à la diffusion de l’appel à projet dans leurs publications, notamment la Lettre Ile-de-France de l’Inserm, CNRS-Hebdo ou encore la lettre hebdomadaire d’information de l’ITMO Cancer (ITMO : Institut Thématique Multi-Organismes). Qu’ils en soient tous très sincèrement remerciés.

Je vous donne donc rendez-vous au mois d’octobre pour découvrir ensemble le palmarès 2019 !

Jean-Jacques DOUCET
Président
jj.doucet@lesentreprisescontrelecancer.fr
Twitter : @jjdoucet


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Assemblée générale 2019 et conférence exceptionnelle sur la sécurité solaire !

Assemblée générale 2019 des Entreprises contre le Cancer Paris Île-de-France

Les Entreprises contre le Cancer Paris Île-de-France ont tenu leur Assemblée générale annuelle 2019 le 15 mai au siège de Malakoff Médéric Humanis à Paris en présence des administrateurs, membres du conseil scientifique, partenaires, adhérents et invités. A cette occasion, une conférence exceptionnelle sur la sécurité solaire s’est tenue avec Pierre Césarini, expert incontournable de la question.

Le siège national de Malakoff Médéric Humanis, leader de la protection sociale, a servi de décor à la traditionnelle Assemblée générale annuelle des Entreprises contre le Cancer Paris Île-de-France. Les animateurs et amis de l’association ont répondu présents à l’invitation des ECC pour cette demi-journée consacrée à la lutte contre le cancer en entreprise.

Guy Berthault, président d’honneur des Entreprises contre le Cancer, a rappelé les missions de l’association et la vision portée par les fondateurs

Lors de l’Assemblée générale présidée par Jean-Jacques Doucet, les représentants des Entreprises contre le Cancer ont adopté l’ensemble des décisions à l’unanimité, tout en réaffirmant la vision et les trois missions de l’association :

– Le soutien à l’innovation en cancérologie et aux jeunes chercheurs Made in France.

– Le plaidoyer en faveur d’une meilleure prise en compte de la réalité du cancer en entreprise.

– L’animation de la communauté des acteurs de la lutte contre le cancer en entreprise.

A l’issue de ces travaux, l’ensemble des participants à cet événement exceptionnel ont eu le plaisir d’écouter Pierre Césarini, président de Sécurité solaire, ONG de référence sur le sujet qui assure le rôle de centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), pour une conférence intitulée « Le soleil, ami ou ennemi ? ».

Pierre Césarini, Sécurité solaire

Au travers d’un exposé pluridisciplinaire, Pierre Césarini a abordé de nombreux thèmes comme l’histoire du bronzage, les congés payés et la mode, les origines des couleurs de peau, le « couple » Terre – Soleil, le dérèglement climatique, l’efficacité de protection…

Les échanges ont tourné autour des conseils pratiques à suivre et des réponses aux nombreuses questions relatives à ce sujet essentiel dans la lutte contre le cancer : pourquoi le soleil peut-il être dangereux alors qu’il fait frais ? Pourquoi la mention « écran total » n’apparait-elle plus sur les crèmes ? Faut-il vraiment payer cher ses lunettes de soleil ? etc.

Enfin, ont été présentées les principales actions de prévention mises en œuvre, notamment celles ciblant les travailleurs d’extérieur, conduites avec le soutien des Entreprises contre le Cancer, mais aussi les risques pesant tout particulièrement sur les enfants.

Un exposé brillant qui a permis à toutes et à tous de lister et comprendre l’ensemble des risques liés à une trop longue exposition au rayons UV solaires pour profiter du soleil sans danger. Pierre Césarini a ainsi conquis l’ensemble des participants avec cette conférence inédite et dont vous pouvez découvrir le support de présentation sur le site des Entreprises contre le Cancer :

Pierre Césarini, président de Sécurité solaire, « Le Soleil : ami ou ennemi ?  – Conférence du 15 mai 2019 à Paris pour les Entreprises contre le Cancer.

Et pour clôturer cette fin d’après-midi riche en apprentissage et en échanges, tous les invités des Entreprises contre le Cancer ont pu profiter d’un moment convivial autour d’un cocktail… en attendant le prochain rendez-vous !

Echanges conviviaux lors du cocktail de clôture

Les Entreprises contre le Cancer remercient tous les participants et intervenants et vous invitent à retrouver le compte-rendu en images de cet événement exceptionnel sur les réseaux sociaux !

Appel à projets 2019

Appel à projets 2019 : du 15 avril au 15 mai.

L’association « Les Entreprises contre le Cancer Paris – Île-de-France » (GEFLUC) répartit, à l’occasion de son Assemblée Générale Ordinaire annuelle, des subventions de recherche sélectionnées par son Conseil Scientifique Régional. Chaque dossier est évalué par deux rapporteurs du Conseil Scientifique. Les fonds collectés et alloués par Les Entreprises contre le Cancer sont destinés à la recherche contre le cancer au sein de laboratoires académiques de la région Île-de-France. Seuls les projets entrant dans le cadre de la cancérologie expérimentale ou clinique pourront être pris en considération.

Pour bénéficier d’un soutien financier des Entreprises contre le Cancer, les projets devront concerner une des thématiques de recherche suivantes :

–  Analyses expérimentales aidant à la compréhension des mécanismes biologiques impliqués dans les processus métastatiques.

–  Relations entre cancer et métabolisme, notamment perturbations métaboliques des cellules cancéreuses.

Les subventions allouées, d’un montant de 20.000 €, sont exclusivement dédiées aux frais de fonctionnement et à l’achat de petits équipements.

CONSTITUTION DU DOSSIER COMPLET

1. Remplir la fiche « DEMANDE DE SUBVENTION ».

Les consignes et l’ordre des chapitres doivent être scrupuleusement respectés lors de la constitution de votre dossier. Tout manquement ou omission entraînera le refus systématique du dossier.

Elle doit figurer en tête de votre dossier et comporter les éléments suivants : titre du projet, nom et adresse du demandeur, statut, intitulé complet du laboratoire ou de l’unité, adresse complète, e-mail, téléphone. Ce document doit être impérativement joint à votre dossier. N’utilisez que ce document. Toute autre fiche sera refusée.

Tous les éléments doivent être exhaustifs car ils permettront le cas échéant de vous joindre et de vous transmettre nos informations. Seule l’adresse que vous indiquerez sera prise en compte. Nous n’adresserons aucun courrier ou envoi à une autre adresse. Toute information incomplète, manquante ou erronée sera éliminatoire.

2. Résumé grand public (25 lignes maximum).

Rédigez un résumé de vulgarisation de votre projet destiné au grand public. Le langage doit-être adapté et compréhensible par tous.

3. Projet de recherche (2 pages maximum).

Présentez votre projet en incluant la méthodologie. Ce projet doit être particulièrement ciblé, original et novateur. Les justifications permettant de situer le domaine de recherche doivent être mentionnées. Le signataire du projet doit être le demandeur !

4. Mini-CV (1 page maximum).

5. Présentation de l’équipe et de ses membres (chercheurs, techniciens…).

La composition de l’équipe de recherche, ainsi que sa place au sein d’un laboratoire ou institut, doivent être présentées avec exactitude. Il est nécessaire d’identifier le statut des membres de l’équipe. Indiquez le pourcentage de temps consacré au projet par chaque membre de l’équipe.

Pour les doctorants, préciser l’année de la première inscription en Thèse et le financement. Pour les personnels non-statutaires (post-doctorants, ITA…), préciser l’origine et la durée du financement.

6. Liste des publications des 3 dernières années par les participants au projet.

7. Liste des publications du demandeur sur le sujet.

8. Moyens financiers annuels (privés et publics) de l’équipe.

Pour l’année précédente ainsi que pour l’année en cours (obtenus et demandés) : montants détaillés alloués et demandes en cours (sources institutionnelles, caritatives et privées).

Ces moyens doivent être impérativement détaillés et justifiés.

9. Budget prévisionnel (TTC) d’utilisation de la subvention.

Le devis prévisionnel doit être chiffré et détaillé avec pièces justificatives pour le matériel.

Si la subvention doit prendre partiellement en charge un matériel lourd, un montage financier précis doit être présenté, sans aléas, sur les diverses participations de ce montage. Les frais de gestion ne sont pas autorisés.

10. Rapport scientifique de la subvention précédente.

Joindre les articles dans lesquels les Entreprises contre le Cancer (GEFLUC) sont remerciées pour leur contribution financière.

Annexe : Rapport financier (à joindre au dossier papier uniquement).

Joindre un exemplaire papier des justificatifs comptables de la dernière subvention allouée par le les Entreprise contre le Cancer (GEFLUC).

11. Joindre un RIB.

Fourni par l’agent comptable de votre structure.

12. Joindre le document d’engagement.

Il doit être signé et daté par le chercheur (demandeur de la subvention), par l’agent comptable de votre structure ainsi que par le responsable de la structure (directeur, président, délégué…).

Les dossiers doivent être adressés sous forme d’un document unique, intitulé « Nom du demandeur_ECC_2019 », au format PDF, par mail à l’adresse suivante :

gefluc.chercheurs@gmail.com

Un exemplaire papier complet sera également adressé par courrier postal à l’adresse suivante :

Les Entreprises contre le Cancer (GEFLUC)
42 rue Denis Papin
94200 IVRY-SUR-SEINE

INFORMATIONS RELATIVES AUX SUBVENTIONS

Il est précisé que le nombre de subventions attribuées au même demandeur pour un sujet de recherche, est limité à trois dans un espace de 10 ans à partir de la première subvention allouée. Ceci dans le but d’éviter une pérennisation des subventions et ce quel que soit le niveau scientifique des projets.

Les Entreprises contre le Cancer Paris – Île-de-France (GEFLUC) sont une association à but non lucratif et à ce titre, aucun frais de gestion ne pourra être prélevé sur les subventions allouées.

Les études cliniques ou mixtes entrant dans le champ de la loi Jardé ne pourront, si elles sont retenues, être subventionnées qu’après accord d’un comité de protection des personnes qui se prêtent à la recherche biomédicale.

Les subventions ne peuvent être versées qu’à des organismes officiels (CNRS, INSERM, universités…) situés en Île-de-France et en aucun cas à une association ou en nom propre.

Les fonds éventuellement attribués ne peuvent être utilisés pour la rémunération du personnel, l’octroi d’une bourse, pour des frais de mission ou de congrès ou des frais de gestion.

Les dépenses non-conformes au devis prévisionnel sont susceptibles de faire l’objet d’un remboursement des Entreprises contre le Cancer.

Nous vous demandons de bien vouloir respecter scrupuleusement ces recommandations sous peine d’irrecevabilité.

Philippe DELPIERRE, Directeur des Études

Eléments à télécharger :

Conférence : « Le soleil ami ou ennemi ? » le 15 mai 2019

Les beaux jours reviennent et avec eux nos envies de barbecue, de balade en plein air, de plages… Mais pour profiter du soleil, il vaut mieux le connaître et se connaître. S’exposer au soleil favorise la bonne humeur et permet d’élever le taux de vitamine D. Parallèlement, en abuser présente des risques pour beaucoup d’entre nous et déjouer ses multiples pièges n’est pas simple.

Les Entreprises contre le Cancer Île-de-France ont le plaisir de vous inviter à une conférence-débat animée par Pierre Cesarini, directeur et porte parole de l’association Sécurité Solaire, centre collaborateur de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Au travers d’un exposé pluridisciplinaire, il aborde de nombreux thèmes comme l’histoire du bronzage, les congés payés et la mode, les origines des couleurs de peau, le « couple » Terre – Soleil, le dérèglement climatique, l’efficacité de protection… Les échanges permettront de vous donner les conseils les plus pratiques et de répondre à de nombreuses questions : pourquoi le soleil peut-il être dangereux alors qu’il fait frais ? Pourquoi la mention « écran total » n’apparait-elle plus sur les crèmes ? Faut-il vraiment payer cher ses lunettes de soleil ? et bien d’autres.

Enfin, vous seront présentées les principales actions de prévention mises en œuvre, notamment celles ciblant les travailleurs d’extérieur, conduites avec le soutien des Entreprises contre le Cancer.

La conférence sera suivie d’un cocktail ouvert à tous les participants. Venez nombreux et n’hésitez pas à venir accompagnés ! 

INFORMATIONS PRATIQUES

Conférence « Le soleil, ami ou ennemi ? »
Animée par Pierre Cesarini, Directeur Géneral de la Sécurité Solaire, centre collaborateur de l’OMS

Le mercredi 15 mai 2019 à 16h30
chez Malakoff Médéric – 21 rue Laffitte – 75009 PARIS 

INSCRIPTION EN LIGNE

EDITO : « Mettons l’innovation au service de l’humain ! »

L’histoire des Entreprises contre le Cancer commence en 1964, lorsqu’un chef d’entreprise marseillais, touché personnellement par le cancer avec la perte de son frère, décide de prendre part au combat contre ce fléau. Il a alors l’idée singulière et novatrice de solliciter auprès de ses salariés une cotisation et de s’engager en sa qualité de responsable, à verser une contribution égale à chaque don. Il est rapidement rejoint par d’autres personnalités du monde entrepreneurial et ensemble, ils fondent en juin 1964, le Groupement des Entreprises Françaises dans la Lutte contre le Cancer (GEFLUC) qui devient en 2019 Les Entreprises contre le Cancer, association d’intérêt général.

Chaque année, les fonds récoltés auprès des salariés et dirigeants de ces entreprises sont remis à des équipes de jeunes chercheurs français pour les aider dans leurs travaux sur le cancer.

Aujourd’hui encore, nous perpétuons le vœu de nos fondateurs en mobilisant salariés, patrons, artisans, commerçants, administrations… pour combattre le cancer autour d’une même vision : la lutte contre le cancer nous concerne tous et doit tous nous mobiliser, dans un monde qui change de plus en plus vite.

C’est pourquoi les Entreprises contre le Cancer poursuivent trois missions :

Tout d’abord et principalement le soutien à l’innovation en cancérologie et aux chercheurs Made in France, la mission historique de notre association qui met en avant la capacité des entreprises à innover pour faire bouger les lignes, à peser financièrement et à s’engager durablement dans la société.

Notre association porte en outre depuis sa création un plaidoyer fort en faveur d’une meilleure prise en compte de la réalité du cancer en entreprise auprès des salariés, des dirigeants et des décideurs publics et privés capables de changer les choses.

Enfin, au cours de plusieurs décennies d’actions, les Entreprises contre le Cancer ont construit une véritable communauté d’acteurs qui interviennent à différentes étapes en accompagnement des équipes : prévention/sensibilisation des salariés et des managers, écoute, gestion de crise, formation/information, aide au maintien dans le poste…

Rejoindre les Entreprises contre le Cancer, c’est intégrer cette communauté de réflexion et d’action au service de l’humain.

Depuis 1964, ces actions concrètes sont portées chaque jour, avec vous, par les Entreprises contre le Cancer et leurs partenaires. Nous vous invitons aujourd’hui à rejoindre le mouvement pour mobiliser tous ensemble l’incroyable énergie des entreprises et la mettre l’innovation au service de l’humain, du progrès scientifique et sociétal.

Découvrir les offres de partenariat

Jean-Jacques DOUCET
Président
jj.doucet@lesentreprisescontrelecancer.fr


Edito : « Le Cancer : Quel impact économique en entreprise ? »

En préambule, soyons clair, le vrai problème c’est cette terrible maladie, le Cancer, et donc la lutte que livre quotidiennement sans merci tout l’environnement médical et scientifique.  Pour autant, la maladie draine avec elle d’autres conséquences, multiples et avant tout bien sûr humaines. Les impacts opérationnels et économiques dans la vie professionnelle font aussi partie du sujet !

Au delà de l’aspect humain, le coût des arrêts de travail lié aux conséquences du cancer peut atteindre 2% de la masse salariale !  Performance, image, bien-être au travail : les axes d’amélioration sont pourtant très nombreux pourvu que les chefs d’entreprise disposent des bonnes méthodes et des bons outils.

La réalité des chiffres s’impose à toutes les entreprises : sur 1.000 nouveaux cas de cancer diagnostiqués chaque jour en France, 400 concernent des personnes en activité professionnelle, soit 150.000 personnes. 80.000 malades du cancer interrompent ainsi leur activité chaque année en France, et 60.000 la reprennent après le diagnostic. L’impact sur les malades est toujours terrible, celui sur les entreprises est réel : pour 3 entreprises sur 4, l’absence du salarié occasionne immanquablement une réorganisation nécessaire (nouvelle embauche, recours à des prestataires, paiement d’heures supplémentaires, etc.).

Les conséquences sont également importantes sur le collectif de travail. L’absentéisme a un impact sur l’organisation au quotidien (surcroit de travail lié à la récupération des tâches) et sur les relations entre les salariés. Le collectif doit faire front uni et pallier aux dysfonctionnements.

43 % des salariés jugent que l’absence d’un collègue malade perturbe l’organisation de l’entreprise. S’agissant des DRH, 82 % estiment que les coûts indirects des arrêts de travail ont un impact réel sur l’organisation de l’entreprise et 57 % sur la performance.

Ces chiffres interpellent bien évidemment. Ils doivent pourtant permettre de sonner la mobilisation pour chaque entreprise. Quelle que soit sa taille ou son domaine d’activité, celle-ci doit s’emparer avec les Entreprises contre le Cancer des méthodes et des outils permettant de faire du cancer non plus un sujet tabou aux effets délétères sur l’entreprise, mais un levier de mobilisation et d’action au service du capital humain, de la performance de l’entreprise et de son image.

C’est pourquoi les Entreprises contre le Cancer sont très heureuses de mettre aujourd’hui à la disposition de toutes les organisations des offres de partenariats adaptées à la réalité de chaque contexte, en incluant des solutions concrètes pour agir et obtenir des résultats.

Et lorsqu’on découvre qu’une bonne prise en compte des conséquences du cancer peuvent permettre à une entreprise d’économiser jusqu’à 2 % de sa masse salariale, n’attendons plus, diffusons le message pour rejoindre le mouvement des Entreprises contre le Cancer !

Jean-Jacques Doucet,
Président des Entreprises contre le Cancer

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